Mémoires de Leonard Smithers, éditeur, pornographe, libraire et collectionneur, traître aux dernières volontés de son ami Aubrey Beardsley, par fidélité à son œuvre

Par : Aubrey Beardsley, Didier Semin

Publié par: Nouvelles éditions Scala

Aubrey Beardsley est souvent regardé comme l’archétype de l’artiste britannique fin de siècle, dont l’œuvre ne passionnerait qu’une poignée de dandys ou d’esthètes décadents. Mais s’il a bien appartenu à ce courant qui se nommait lui même, par provocation et dérision, « décadent », dans l’Angleterre du XIXe siècle, Beardsley mérite beaucoup plus que l’admiration d’un cercle fermé d’amateurs. Ce jeune homme trop tôt disparu (en 1898, quelques mois avant son vingt-sixième anniversaire) n’a pas seulement révolutionné l’art de l’illustration dans son pays, en accomplissant la synthèse entre le symbolisme néo-gothique des préraphaélites et le modernisme japonisant de Whistler, leur farouche adversaire, puis entre le classicisme de Flaxman et la passion très française pour le rococo : il a véritablement tracé les contours de cette esthétique qu’on a appelée, suivant les pays, « art nouveau » ou « modern style », qui a dominé l’architecture, le décor et les arts du livre en Europe et aux États-Unis, de 1895 jusqu’à la première guerre mondiale. Son œuvre a subi les violentes défaveurs, et les soudains retours en grâce de ce mouvement, au cours du XXe siècle,  et doit en partie d’avoir été redécouverte aux illustrateurs du mouvement psychédélique, qui, dans les années 1970, y ont puisé leur inspiration.

Converti tardivement au catholicisme, Beardsley demandera sur son lit de mort à son dernier éditeur de détruire « tous » ses « dessins obscènes », autrement dit quasiment tous ses dessins. Qui d’autre mieux que cet éditeur, Leonard Smithers (qui, heureusement pour la gloire de Beardsley, ne respecta pas cette dernière volonté), était à même de raconter l’histoire du jeune prodige ? On aurait aimé lire les mémoires qu’il n’a pas écrits. La règle de la collection Ateliers imaginaires permettait de les inventer : on l’a fait, librement, mais avec le souci constant de la vérité historique, et de la vraisemblance des sentiments.

 


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Documents et ressources à propos du livre
  • 20€
  • Broché
  • 14.0 x 20.0 cm
  • 208 pages
  • 17 illustrations
  • Paru en : Mai 2012
  • ISBN : 978 2 35988 069 4
  • Disponibilité : Disponible chez l'éditeur seulement